Vision nocturne : sommes-nous tous égaux pour voir dans le noir ?

Des études ont démontré que nous ne sommes pas tous égaux en vision nocturne !

On vous explique.

 

Sommes-nous tous égaux pour voir dans le noir

Pourquoi voit-on mieux le jour que la nuit ?

Le fond de la rétine de l’œil humain est tapissé de photo­récepteurs (neurones sensoriels) de deux types :

  • les cônes (entre 5 et 7 millions par œil),
  • les bâtonnets (environ 120 millions par œil).

Les cônes nécessitent de la luminosité pour pouvoir fonctionner. Ils permettent de distinguer les couleurs et de façon nette, car on trouve de nombreux cônes dans la fovéa, zone située dans l’axe optique de l’oeil et permettant de fixer le regard et de voir de façon nette et précise.

Les bâtonnets quant à eux fonctionnent avec très peu de lumière : ils ne nécessitent que très peu de photons (particules de lumière) pour les mettre en marche. On parle alors de vision mésopique pour définir notre capacité visuelle dans la pénombre, et de vision scotopique pour définir notre capacité visuelle dans l’obscurité.

Or si les bâtonnets sont plus sensibles que les cônes, ils ne parviennent pas à distinguer les couleurs. Ceci explique pourquoi nous voyons en tons de gris en vision de nuit.

De plus, la fovéa ne loge que des cônes, aucun bâtonnets. Cela explique pourquoi nous discernons si nettement et précisément de jour, et non de nuit.

Enfin, il faut savoir que l’information transmise via les photorécepteurs jusqu’aux cellules ganglionnaires n’est pas aussi performante pour les bâtonnets que pour les cônes. Dès lors, la résolution spatiale en vision de nuit est moins bonne qu’en vision de jour et les objets paraissent flous.

Nous sommes inégaux en vision nocturne

Ceci étant dit, des études ont prouvé que nous sommes tous inégaux en vision de nuit.

Quantité de bâtonnets

Tout d’abord, notons que certaines personnes ont plus de bâtonnets que d’autres. Ce qui impacte directement leur qualité de vision mésopique et scotopique.

 

Cataracte

De plus, la capacité de l’oeil à laisser entrer la lumière impacte également l’acuité visuelle de nuit. Ainsi, lorsque le cristallin devient opaque (cataracte), la rétine peinent à travailler et la vision de nuit devient plus compliquée.

 

Rétinite pigmentaire

Toutefois, la raison principale de baisse de la vision de nuit est une maladie de la rétine : la rétinite pigmentaire.

Cette maladie oculaire est héréditaire et toucherait environ 1 personne sur 3 000 à 5 000, soit plus de 1.5 millions de personnes dans le monde.

En temps normal, grâce aux variations d’ouverture de la pupille et à l’activation des bâtonnets, notre vue s’adapte assez rapidement à une diminution de luminosité. Mais dans le cas de la rétinite pigmentaire, cette adaptation ne se fait plus, ou dans le meilleur des cas se fait extrêmement lentement.

Si l’on a pu identifier environ 40 gènes associés à la rétinite pigmentaire, les mutations en cause nous échappent encore. De plus, on connaît encore peu les fonctions des gènes impliqués. Dès lors, nos chercheurs ont du pain sur la planche pour mieux comprendre la genèse de cette maladie et trouver un remède efficace et sans danger.

 

Achromatopsie

A l’inverse, l’achromatopsie est une maladie de dégénérescence des cônes.

On observe alors chez les sujets porteurs de la maladie une baisse significative de la vision de jour, car la lumière les aveugles. Et leur vision de nuit se trouve significativement améliorée, devenant meilleure que la normale.

 

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